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Impression typographique (letterpress)

Procédé mis au point par Gutenberg autour de 1452, l’impression typographique a ensuite été utilisée et perfectionnée pendant cinq siècles. Elle fut le point de départ d’une révolution culturelle sans précédent par la diffusion massive du savoir sous forme écrite. Elle est encore utilisée pour certains travaux artistiques ou de finition.

INVENTION

Trois éléments constituent la base de l’invention de Johannes Gensfleisch, dit Gutenberg :

  1. La presse en bois, inspirée du pressoir à vin ;
  2. Le caractère mobile en alliage de plomb (mélange aux proportions bien précises, permettant d’être fondu facilement et suffisamment solide pour résister à la pression) ;
  3. L’encre, qui possède la bonne viscosité pour « se fixer » aux éléments de la composition une fois ceux-ci encrés.

 

FONCTIONNEMENT

L’impression typographique consiste en une impression directe sur le papier, au moyen d’un ou plusieurs éléments en relief.

En impression typographique, ces éléments peuvent être :

  • des caractères mobiles en alliage de plomb (plomb, étain, antimoine) ;
  • des caractères mobiles en bois ;
  • des clichés (forme imprimante en relief, réalisée en bois, métal, polymère ou encore linogravure).

Ces éléments sont assemblés dans une forme (châssis) avant d’être mis sous presse.
La presse peut être manuelle ou mécanique.

L’impression est directe, c’est à dire qu’il n’y a pas d’intermédiaire entre la feuille de papier et les éléments imprimants. Ceci explique que, semblablement aux tampons, les éléments imprimants sont « à l’envers » ou plutôt, en miroir. Il faut une certaine habitude pour composer un texte de cette façon, car on compose de la gauche vers la droite et la tête de la lettre vers soi et sens illisible.

 

VOCABULAIRE

Cadre (châssis)
impressionTypo3-chassis
C’est dans le châssis que la composition est assemblée et comblée. On fait en sorte de combler les vides avec des lingots, de sorte à pouvoir serrer et que l’ensemble de la composition tienne une fois serrée.

Composteur

Le composteur permet de composer des lignes de textes, en alignant les lettres. Il se compose de deux partie : l’une fixe, l’autre qui coulisse de sorte à pouvoir ajuster la longueur de la ligne (justification).
Brucellesimpression typographique brucelles
La brucelles permet de manipuler les caractères de façon précise, lorsque les doigts sont trop gros pour accéder. Par exemple, lorsqu’il faut extraire un caractère abimé au milieu d’une ligne composée.

 

Lignes ou interlignes
impression typographique letterpress interligne

Les interlignes sont des pavés de métal que l’on insère entre chaque ligne de texte. Ils permettent de gérer l’espace entre deux lignes successives de texte (interligne). Leur longueur est standard et s’exprime en cicéro (1 cicéro = 12 pts didots).
Caractères
impression typographique letterpress caractère

Un caractère est une lettre ou un signe de ponctuation. Il est fait d’alliage de plomb et fabriqué en série. Il possède un cran qui indique le haut du caractère (dans certaines conventions, il s’agit du bas de la lettre).
Typomètre
impression typographique letterpress - typometre
Le typomètre permet de mesurer tout ce qui touche à la typographie : les caractères, les blancs, les lingots, les lignes, les espaces à combler, etc. Il fonctionne en point et en cicéro. Avec 12 points = un cicéro (qu’on appelle aussi un douze). Un points égale approximativement 0,375 mm.

 

Clé de serrage
impression typographique letterpress clé de serrage
La clé de serrage permet de serrer la composition, en agissant sur les serrages de forme qui vont s’écarter lorsqu’on les tourne.
Serrage de forme
impression typographique letterpress serrage de forme
Les serrages de formes sont des éléments qui s’écartent lorsque l’on tourne la clé dans le trou central. Ils permettent de serrer la composition dans le châssis.
Rouleau
impression typographique letterpress rouleau

Le rouleau sert à encrer la composition lors d’une épreuve manuelle.

 

HISTORIQUE

1440 – 1450 environ

Mise au point par Gutenberg du procédé, entre Strasbourg et Mayence

1452 – 1456

Impression de la B42,  la bible à 42 lignes de Gutenberg
180 exemplaires imprimés en 3 ans (temps nécessaire à la réalisation d’une seule bible par un moine copiste)

1452 – 1500

Impression de plusieurs centaines de milliers d’incunables (estimation) par différents imprimeurs et diffusion de la technique et du savoir-faire. De nombreuses villes françaises, allemandes, italiennes, autrichiennes ou encore belges voient des imprimeries s’implanter.

1500 – 1900

De nombreuses évolutions sur l’encre, la production de caractères mobiles et surtout la presse voient le jour.
On passe à des presses en métal, puis semi-automatiques, puis automatiques avec des cadences qui ne cessent de s’accélérer.

1890

Invention de la monotype : les lettres sont tapés par un opérateur sur un clavier puis directement fondues avec leur blanc.

1900

Arrivée de la linotype : les lignes sont directement fondues à partir d’un texte tapé par un opérateur, le linotypiste.

1960

Développement progressif de la photocomposition, de l’offset puis de la PAO.

 

FICHE DESCRIPTIVE

  • Année d’invention : autours de 1450
  • Niveau d’expertise technique : **** (1 à 2 ans d’apprentissage nécessaire)
  • Inventeur : Johannes Gutenberg

 

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